Les 24566 kms que j’ai parcourus depuis 6 ans se sont peu à peu transformés dans ma mémoire, en une sorte d’instant unique, magique hors du temps, loin du système, avec toujours le même bonheur d’aller plus loin.

Durant ces 6 années d’une intensité époustouflante, j’ai vécu presque simultanément tout ce qui est possible de vivre d’un point de vue sportif et humain.


Cette course jusqu’à Paris, a été une sorte de rêve, dont je suis sorti un jour, à Aubagne, comme on se réveille dans le lit où on s’est endormi.
Tous les visages présents lors du départ étaient encore imprimés dans ma mémoire.
J’ai dû dormir longtemps, car tout avait changé pendant mon sommeil.
Moi le premier, incapable de me reconnaître, incapable de replonger dans la vie de tous les jours, délaissant mes proches, mes amis et surtout ma famille…

Je reçois souvent des critiques sur le fait que je laisse souvent ma famille pour mes entrainements, mes courses.
Je pense comme Mike Horn: un père, pour une famille, c'est quelqu'un qui donne quelque chose d'unique à ses enfants.

Courir jusqu’en Australie est quelque chose d’unique, encore faut-il pouvoir le comprendre. J’estime que je ne pourrais pas partir si je ne me sens pas libre de le faire, avec l'accord de toute la famille.
Il faut être concentré à 100% et  je suis "un coureur de tête". Durant mes courses, j’ai besoin de me sentir soutenu et savoir qu'on pense à moi.
Si je ne suis pas aimé, si je sais que ma femme n'en a " rien à foutre ", pourquoi rentrer ?
Parce qu'à la maison, je reçois tout l'amour dont j'ai besoin, & que j'offre le mien à ma famille.

Je me sens également obligé de justifier pourquoi je fais ce genre d'expédition.
De nombreuses personnes m’ont traité de fou et estiment que ces aventures sont inutiles.
Je veux accomplir des actes en essayant de repousser mes limites et planter mes baskets sur la grande barrière de corail.
Approfondir ma connaissance de la nature & continuer ma quête de la connaissance de soi.

L’aventure consistera en cette année 2009 à redevenir un mari pour ma femme, un père pour mes filles.
Un vrai cette fois. Un de ceux qui rentrent le soir en voiture, et non pas en courant.

«  Joyeuses Fêtes à toutes et à tous, que du bonheur ! »

Encore merci pour votre soutien et vos encouragements !

 

Christophe.

 

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